L’histoire de Mon Everest.

Il y a des gens qui savent très tôt ce qu’ils veulent faire.
Et puis il y a les autres.

Pendant plusieurs années : la finance. Bureau, chiffres, ordinateur.
J’avais l’impression d’être une vieille commode oubliée dans un garage. Qui s’abîme tout doucement.
Heureusement, les commodes, ça se restaure.
Les humains aussi.

Aimer le bois ne suffisait pas. J’ai choisi de me former pour devenir ébéniste en bretagne en passant un CAP. Je crois que je n’ai jamais été aussi fière d’avoir un diplôme.

C’est ça mon Everest

commode avant-après
ébéniste en Bretagne dans son atelier

CE QUE J’AIME LE PLUS

Croiser un meuble fatigué, qui semble avoir fait son temps… et voir tout ce qu’il peut encore devenir.

Je cherche les pièces solides. Du bois 
qui a encore des décennies à vivre. Les rayures, les accrocs, les défauts : je stabilise mais n’efface pas tout.
Au contraire, j’adore ça. C’est leur histoire.
Mon travail, c’est de leur redonner une place. Dans votre salon, votre cuisine.
Pour qu’ils puissent se transmettre.

J’aime l’idée qu’on regarde un objet des années plus tard, sans trop savoir pourquoi on s’y est attaché. Simplement parce qu’on l’a toujours connu.

A L’ATELIER, JE FABRIQUE

Des petites choses avec la même philosophie : la beauté de l’ordinaire.

Un veinage bizarre, un nœud, une nuance sombre… Je ne cache rien. Des objets simples, uniques, faits pour durer.

Quand je termine une planche, j’aime imaginer qu’un jour, elle aura des traces de couteau.
Ça voudra dire qu’elle a servi.

POURQUOI MON EVEREST ?

Parce qu’au fond, on a tous le droit à une seconde vie.
Les meubles aussi.

Mon Everest, ce n’est pas un sommet à atteindre pour dire « ça y est ». C’est le chemin. Une restauration, un échec, un apprentissage après l’autre.

Chacun a le sien. J’espère que vous êtes sur la route du vôtre, et que vous ferez partie du mien.

Constance, ébéniste en Bretagne.